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Une chance sur deux

Une chance sur deux

On se remet en rang


Le jour où j’ai découvert le jogging

Publié le 1 Avril 2014, 09:37am

Catégories : #jogging, #sport et cancer, #reprendre le sport, #activité physique

C’était il n’y a pas si longtemps. A la fin du traitement de radiothérapie. J’étais de moins en moins assidue aux séances de karaté-médiété et j’avais besoin d’autre chose pour me vider la tête et me fatiguer le corps. D’habitude quand je pratique un sport, j’ai toujours un objectif, un but à atteindre, un match à gagner. C'est mon leitmotiv.

J’ai donc décidé de me mettre à 300% au sport en vogue, facile à pratiquer et dont les résultats sont parait-il visibles très vite : le jogging !

Alors le jogging je ne connais pas. Je me souviens vaguement que l'endurance n'est pas mon amie. Mes seuls souvenirs de courses datent du collège où je me cachais comme 80% des filles derrière les arbres du parc pour marcher et non "jogger".

En général je tapais un sprint dans les 10 derniers mètres pour montrer ma bonne volonté à mon prof d'EPS.

Pour bien commencer, il me fallait LA panoplie du joggeur : des baskets, un t-shirt moulant, et un petit short sympathique. Sans oublier le porte Iphone accroché au bras, pour suivre en direct la vitesse, le nombre de km (mètres !) etc...

Equipée comme une pro, je pars donc courir ; j’avais choisis un entrainement à ma portée qui s’intitulait : “Du canapé à 30 min de course”, parfait pour moi !

Dès les premières foulées je me rend compte que j’ai oublié un truc indispensable si tu cours avec ton téléphone accroché au bras et ton coach qui te parle : un casque…

Je me dis, c'est bon ça va le faire, pas besoin de faire demi tour, je suis motivée !

Je pars donc, tambour battant, en faisant d'assez grandes foulées - c'est un sport comme un autre, pas de raison que je n'y arrive pas, je suis MOTIVEE !

A peine arrivée au bout de ma rue, je commence déjà à avoir du mal à respirer, à être très essoufflée, trop essoufflée. Je m'arrête, déjà rouge pivoine, les gens se retournent sur mon passage.

J'ai l'avant-bras droit collé à mon oreille (je vous laisse imaginer la dégaine) pour entendre les instructions du coach. Je suis ridicule. Mais je continue.

Il me dit quand marcher, et quand courir, et “normalement” je dois suivre à la lettre ce qu’il me dit pour progresser… Seulement avec le bruit des voitures et de la ville, j’entends une recommandation sur deux et je m’arrête tout le temps…

Je m'énerve un peu. A un moment donné, j'engueule presque une moto pour lui dire de faire moins de bruit. Chut ! j'ai mon coach qui me parle là. Vous pouvez pas aller pétarader ailleurs ?

Pareil pour le camion poubelle qui passe juste devant moi et masque la voix du précieux coach.

Mon "fractionné" se transforme en entrainement décousu et pas du tout productif.

1er entrainement pas très concluant donc, je crois que ma vitesse moyenne était d’à peine 4 km/h.

Les suivants ont été heureusement plus efficaces et m'ont permis de me défouler (merci mon casque !)

Mais il n'est pas facile de courir en toutes circonstances, par tous les temps, avec toutes mes opérations programmées.

Difficile de maintenir un rythme d'entrainement régulier quand on n'arrête pas de passer sur la table d'opération, que l'on est diminuée physiquement, tellement que l'on a même pas le droit de passer l'aspirateur.

Mais une fois que je serais entièrement "reconstruite", je recommencerai à m'entrainer, assidument.

Le jour où j’ai découvert le jogging
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Kcheu 02/04/2014 07:07

Ah bah le voilà ce fameux article ! Très drôle , je t'imagines très bien faire les gros yeux au pauvre motard ;-)
Courage, bientôt tu nous dépassera toutes, nous et nos 6 a 12 km/h ;-)

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