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Une chance sur deux

Une chance sur deux

On se remet en rang


Le jour où j’ai regardé la cérémonie de clotûre des JO de Londres

Publié le 17 Septembre 2013, 10:28am

Catégories : #Jeux Olympiques, #catheter, #PAC, #chambre implantable, #handicap

J’étais à la Clinique. Je m’étais faite opérer le lundi – mastectomie gauche + curage lymphatique - et on était mercredi. Autant dire que je n’en menais pas large question agilité et mobilité, mais franchement ça n’allait pas si mal côté douleur. J’avais mon bras droit qui me permettait de pratiquement tout faire – malgré les drains que je me trainais partout : manger, me laver, tenir mon téléphone et surtout tenir la précieuse télécommande de la télé ! Car oui, j’avais le privilège immense d’avoir la télé dans ma chambre de 7 m2 .

Journées bien remplies : alternance de clips musicaux – Journal télévisé – un peu de séries US mythiques (Les feux de l’amour, La petite maison dans la prairie etc…), et surtout les Jeux Olympiques !

Seulement voilà, le vendredi à 14h on devait me poser le “patch”.

Le quoi ? je ne fume pas, je n’ai pas besoin de patch, merci… Non le “PAC”, le quoi ? le patch ou le pac ? On me répond, “bah le catheter.” Ah, me voilà bien. Je ne comprends rien.

Plus tard je saurais : PAC = port à cath ; communément appelée chambre implantable. Le petit boîtier magique aux nombreux noms que je garderais 6 mois.

Le cath est palpable sous la peau près de ma clavicule droite et est prolongé d'un cathéter d'une vingtaine de cm depuis la veine sous-clavière jusqu'à la veine cave supérieure. En d’autres termes cela permettra de ne pas me brûler les veines et de ne rien sentir pendant les injections. Chouette.

Anesthésie oblige, je devais rester à jeun jusqu’à l’opération. Une fois retournée dans ma chambre (une petite heure plus tard) j'aurais manger un bœuf entier si on me l'avait servi dans mon plateau repas. Seulement j’avais plusieurs problèmes : le premier – la douleur – mon épaule droite ne supportait pas ce petit corps étranger qu'on venait de lui implanter et tout mouvement m’était difficile et très douloureux. Le second – je ne pouvais toujours pas utiliser l’autre bras à cause du curage lymphatique subi en début de semaine. Enfin je devais remettre mes bas de contention pour éviter une phlébite, et aucun bras valide… autant dire mission impossible.

C’est donc dans ces conditions que j’ai assisté la nuit venue – dans mon lit d’hôpital à la cérémonie de clôture des JO de Londres, avec deux bras gauches et douloureux, mes bas de contention jusqu’aux cuisses (merci l’infirmière), pas de climatisation et une température avoisinant les 30°C… Un GRAND MOMENT DE SOLITUDE !

Le jour où j’ai regardé la cérémonie de clotûre des JO de Londres
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